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La Comédie de Clermont : Ghostland, le territoire des ombres
Spectacle • Concert
09/11/2017

Salle Jean-Cocteau - Maison de la Culture

Rue Abbé-de-l'Épée
63000 Clermont-Ferrand

Téléphone : 04 73 17 01 80

Email : contact@lacomediedeclermont.com

Contact réservation

Salle Jean-Cocteau - Maison de la Culture

Rue Abbé-de-l'Épée
63000 Clermont-Ferrand

Téléphone : 04 73 17 01 80

Email : contact@lacomediedeclermont.com

Site web :

Infos pratiques

Dates d'ouverture
Jeudi 9 novembre 2017 à 21h.

Tarifs

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Confort et services

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Activités

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Descriptif détaillé

« Les morts ne sont pas absents, ils sont juste invisibles » écrivait Saint-Augustin. Étrange rôle dévolu au théâtre que celui de les faire apparaître. Étrange mais pourtant si évident : lorsque le fantôme surgit, n’est-ce pas toujours sur le mode du « coup de théâtre » ? Ghostland, imaginé par l’artiste protéiforme Pierre Jodlowski, est à la fois un spectacle à la beauté sonore et visuelle hypnotisante et une partition scénique pour quatre musiciens issus de l’un des plus grands ensembles de musique contemporaine : Les Percussions de Strasbourg. Au cours de ce spectacle en trois tableaux conçu comme un véritable rituel incantatoire, l’invisible s’invite sur le plateau et le réel se désincarne progressivement. Ghostland place le spectateur en zone d’incertitude, il crée une expérience métaphysique et sonore qui incite au dérèglement de tous les sens, manifeste l’affinité entre le théâtre et l’ombre et sublime la capacité de la scène à donner corps à l’immatériel. Pour composer avec subtilité cette palette à la fois scénographique et musicale, Pierre Jodlowski s’est inspiré de sources variées, l’oeuvre d’Arthur Koestler, le roman Naissance des fantômes de Marie Darrieussecq et le film Kaïro, de Kiyoshi Kurosawa ; il a recours à la vidéo, à la chorégraphie, à l’électronique, et encourage un dialogue permanent entre musiciens et corps (dés)incarnés, entre rythmes et jeux d’ombre et de lumière. Le fantôme est un personnage traditionnel, mais il questionne aussi le contemporain. Lorsqu’il associe la peur du noir de l’enfance, l’humour et la gravité, Ghostland nous met en garde contre ces nouveaux fantômes que sont la déshumanisation des liens, la mécanisation du réel, la réduction de nos vies au virtuel. Une proposition en forme d’hommage à l’ambiguïté de nos chers disparus, qui met en évidence toute la puissance conjuratoire du théâtre.

Equipements
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